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 Une société ouverte à l'avant-garde des droits et des libertés

Au Québec Au Canada
Le 10 juin 1999, le Gouvernement du Québec adoptait unanimement, le projet de loi 32. Modifiant plusieurs lois, elle reconnaissait officiellement les partenaires de même sexe en leur octroyant les mêmes droits et obligations que les couples hétérosexuels. Plus des trois-quarts de la population québécoise approuvaient la nouvelle législation.

En juin 2002, l'Assemblée nationale du Québec adoptait, à l'unanimité, la Loi instituant l' union civile et établissant de nouvelles règles de filiation, créant une nouvelle institution : l'union civile. Celle-ci a été conçue au bénéfice des couples, formés de personnes de sexe différent ou de même sexe, qui souhaitent s'engager publiquement à faire vie commune et à respecter les droits et les obligations qui s'y rattachent.

Avec l'union civile, la loi québécoise reconnaît désormais trois types de conjugalités : les conjoints unis dans le mariage, les conjoints de fait et les conjoints unis civilement.

La Loi instituant l'union civile et établissant de nouvelles règles de filiation réaffirme le principe de l'égalité entre tous les citoyens du Québec et précise les conditions de formation, de célébration, de publicité et de dissolution de cette union ainsi que ses conséquences civiles.

Quant à sa forme et à ses conséquences juridiques, l'union civile équivaut au mariage. En effet, les droits et obligations qui découlent de l'union civile sont les mêmes que ceux résultant du mariage. Cependant, il existe quelques différences entre ces deux institutions. Elles portent sur l'âge requis pour s'unir civilement, sur le sexe des conjoints et sur le processus de dissolution de l'union civile.

Pour sa part, le parlement canadien sanctionnait le 11 avril 2000 la loi reconnaissant les couples de même sexe en leur accordant les mêmes droits et responsabilités que les couples mariés hétérosexuels.

Le 10 juin 2003, la Cour d'appel de l'Ontario a statué que l'exigence hétérosexuelle du mariage n'est pas constitutionnelle et a ordonné que le mariage dans la province de l'Ontario soit accessible aux conjoints de même sexe. La Cour a déclaré que sa décision ne traitait ni n'entravait l'institution religieuse du mariage. La Cour a ordonné que sa décision prenne effet immédiatement.

La décision de l'Ontario suit une décision semblable de la Cour d'appel de la Colombie-Britannique, rendue le 1er mai de cette année. Même si la décision de la Colombie-Britannique donnait initialement au Parlement jusqu'au 12 juillet 2004 pour modifier ses lois afin de les rendre conformes à cette nouvelle définition, cette ordonnance de sursis a été levée le 8 juillet permettant aux conjoints de même sexe de se marier immédiatement dans cette province. Une cause similaire de la Cour supérieure du Québec, qui permettait aux conjoints de même sexe de se marier, devrait prendre effet dès septembre 2004. Cette cause est encore devant la Cour d'appel du Québec.

Le 17 juin 2003, le Premier ministre Jean Chrétien a annoncé que le gouvernement du Canada n'interjetterait pas appel des décisions rendues récemment par les cours d'appel en Colombie-Britannique et en Ontario au sujet de la définition du mariage. De plus, le 15 juillet 2003, le gouvernement du Canada a aussi retiré son appel dans la cause au Québec.

De plus, le Premier ministre a également annoncé que le gouvernement du Canada rédigerait un avant-projet de loi, qui reconnaîtrait juridiquement les unions de conjoints de même sexe, tout en affirmant la liberté des églises et des organisations religieuses de ne pas célébrer de mariages contraires à leurs propres croyances. Il a aussi indiqué qu'une fois rédigé, l'avant-projet de loi ferait l'objet d'un renvoi devant la Cour suprême du Canada afin d'en assurer la constitutionnalité.

Pour plus d'information sur le statut du mariage au Canada, veuillez consultez le site du ministère de la Justice du Canada.

« Ces changements sont une preuve de l'acceptation par la population canadienne du fait que nos relations doivent êtres traitées avec égalité et respect », notait Gilles Marchildon, directeur général d' Égale Canada , un organisme national voué à la défense et à l'avancement des droits des gais, lesbiennes, transsexuels et bisexuels.

Malgré l'opposition systématique de certains leaders religieux, Glenn Murray devenait le premier maire ouvertement homosexuel, d'une grande ville au Canada. C'est avec une confortable majorité de plus de 10 000 voix qu'il se faisait élire en octobre 1998 à Winnipeg (Manitoba). À Montréal, c'est en 1986, que Raymond Blain devenait le premier conseiller municipal ouvertement gai.

Un sondage pan-canadien de la firme Angus Reid pour le réseau CTV et le journal « Globe and Mail » a été récemment publié. À la question « Est-ce que les couples homosexuels qui veulent se marier devraient pouvoir le faire ? » 61 % de la population québécoise a répondu oui, ce qui représente le plus haut taux de réponses favorables au pays. Au fil des ans, les personnes de moins de 35 ans continuent de supporter très majoritairement ce point alors que les personnes de plus de 35 ans sont de plus en plus nombreuses à se joindre aux personnes en faveur de la reconnaissance du droit au mariage pour les couples de même sexe. Ce sondage indique également que la majorité de la population croit que les couples de même sexe sont capables d'élever des enfants autant que les couples hétérosexuels.

Le Canada démontre également son ouverture en n'ayant aucunes contraintes pour les immigrants et les visiteurs porteurs du VIH ou vivant avec le SIDA.

Dans les faits, Montréal, le Québec et le Canada tracent présentement la voie en Amérique du Nord pour la reconnaissance des droits et libertés pour les personnes homosexuelles.

 

 
29 Jul 2006
29 Jul 2006
Akamai